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07/11/2010

MAGICIEN D'OSE !

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Il était une fois... un Magicien d'Ose !

Un homme qui aimait les femmes, un homme qui aimait La Femme...
Il vivait sous l'empire des sens, à son sens nullement interdits.
De baisers volés en cris et chuchotements, sans craindre ni crime ni châtiment,
Ainsi traçait-il son sillon bienheureux de la pointe de son aiguillon magique.
Un cavalier surgissant hors de la nuit, courant vers son amour au galop.
A peine commençait la sonate d'automne de sa vie,
Il se sentait encore si vert, si tendre...
Son secret ? Aimer La Femme à chaque fois comme si c'était la toute première fois.
Et même s'il avait caressé sa peau plus de mille fois,
La caresser encore comme s'il la découvrait pour la première fois.
Et même s'il avait goûté à son miel plus de mille fois,
S'en abreuver encore jusqu'à l'ivresse infinie.
Voulant immortaliser son amour, il lui offrit l'écrin de ses mots tendres,
Finement ciselés, adamantins, coquins...
Las ! La gent bien-pensante aussitôt accourut,
Laborieuse, crapuleuse, baveuse, bavarde, envieuse et dérisoire,
Et n'eut de cesse que de le faire taire !
Pianotant sur le clavier de son PC,
Elle s'appliqua d'un index accusateur à peaufiner un chef-d'oeuvre de l'anonymat,
Visant tout bas l'éjection des mots de ce trublion, à ses yeux insupportables,
"Cachez ce sein que je ne saurais voir ! Lavons notre Ciel de cette boue immonde !"
A chaque fois la même litanie, I.P. I.P. I.P. mourra !
Mais au grand dam de cette curieuse espèce,
Le phénix toujours de ses cendres renaît...
Baudelaire, du haut de son Élévation, rit, plus fort encore que le bossu de Notre Dame,
Au spectacle de ces gueux qui décidément n'ont toujours pas compris
Que nul ne peut enfermer la poésie dans une cage,
Encore moins la faire disparaître d'un coup de baguette magique.
N'est-ce pas Monsieur le Magicien d'Ose ! ?


© Marie Fontaine

01:52 Publié dans Poésie | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : poème, délation

26/01/2010

IL SERA...

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Il sera des jours où l'eau bleue de mes yeux
Interrogera le néant oublieux
Du feu sacré d'un sourire abandonné,
Fossoyeur futur de mes espoirs mort-nés.

Il sera des heures où mes iris d'azur
Fouilleront les brumes de mon sang impur,
Où se noient les poussières de mes rêves,
Agonisant d'une impossible trêve.

Il sera des minutes brèves, lâches,
Où mon cœur resserrera ses attaches.

L'injuste douleur m'isole en moi-même,
Je voudrais espérer mais reste blême,
Crier, hurler, mais demeure impuissante
A vaincre cette torture incessante...

Pourtant

Il est des jours, des heures, des minutes,
Où le bien l'emporte de haute lutte
Sur le funeste qui voudrait me briser,
Sur la maladie qui ne veut rien miser
Sur le ciel et les étoiles de demain,
Sur le sable qui s'écoule entre mes mains...
Il est des minutes, des heures, des jours,
Où je renais dans l'oubli de ton amour,
Aux battements des artères de la vie,
Aux mystères de ma possible survie.

© Marie Fontaine

00:18 Publié dans Poésie | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : poème